Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : beaucoup d’équipement pour le tarif
Design massif et look de mini-moto
Autonomie : enfin un vélo où tu ne stresses pas pour la batterie
Confort : ça filtre bien, mais faut accepter le poids
Solidité et finitions : du costaud, mais pas premium
Performance : ça tire fort, surtout en bi-moteur
Ce qu’on achète concrètement avec ce YVY C20 Max
Points Forts
- Double moteur vraiment puissant, montées avalées sans forcer
- Autonomie très confortable grâce aux deux batteries 52V 40Ah
- Confort correct avec double suspension et pneus 20x4 pour routes abîmées et chemins
Points Faibles
- Poids de 40 kg très contraignant pour le porter ou le manipuler à la main
- Finitions et petits plastiques en dessous des grandes marques, un peu brut de décoffrage
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | YVY |
| Type de vélo | Vélo électrique,Vélo cyclo-cross,Vélo de montagne,Vélo de route,Vélo de ville,Vélo gravel,Vélo de transport,Vélo de fond,Vélo de tourisme Voir plus |
| Tranche d'âge (description) | Adulte |
| Nombre de vitesses | 7 |
| Couleur | Noir |
| Taille de roue | 20 Pouces |
| Matériau du cadre | Acier au carbone |
| Type de suspension | Suspension totale |
Un gros fat bike bien lourd… mais pas là pour faire joli
J’ai roulé avec ce YVY C20 Max pendant une quinzaine de jours, en gros tous les jours pour aller bosser et faire quelques balades le week-end. On est clairement sur un gros fat bike électrique, pas sur un petit vélo de ville discret. Il est lourd, il prend de la place, et on le sent tout de suite quand on le sort de l’appart ou du garage. Par contre, dès qu’on allume l’assistance, on comprend vite que ce n’est pas un gadget : ça pousse fort, surtout avec les deux moteurs activés.
Je fais un peu plus de 90 kg, j’ai un sac à dos bien chargé la plupart du temps, et je roule dans une ville avec pas mal de côtes. Mon critère principal, c’était simple : je voulais un vélo qui ne rame pas en montée et une vraie autonomie pour ne pas recharger tous les jours. Sur le papier, ce modèle coche toutes les cases : double moteur, double batterie 52V 40Ah, pneus 20x4, double suspension, freins hydrauliques. Ça fait un peu liste de Noël, mais je voulais voir ce que ça donne dans la vraie vie, pas juste dans la description Amazon.
Le premier truc qui m’a frappé, c’est la sensation de puissance au démarrage. En mode bi-moteur, si on met un niveau d’assistance élevé, ça part franchement fort. Il faut un petit temps d’adaptation, surtout si on vient d’un VAE plus classique. Ce n’est pas dangereux si on garde la tête froide, mais clairement, c’est pas un vélo pour quelqu’un qui n’a jamais roulé en électrique. Il y a un côté "mini-scooter" dans la manière dont ça réagit.
Globalement, après deux semaines, mon ressenti c’est que ce vélo est fait pour ceux qui veulent un truc costaud, qui n’ont pas peur du poids, et qui cherchent plus la patate et l’autonomie que la finesse de conduite. Ce n’est pas parfait, il y a des points agaçants et quelques compromis, mais pour le prix affiché et vu l’équipement, ça reste franchement intéressant si on sait à quoi s’attendre et qu’on accepte le format massif.
Rapport qualité-prix : beaucoup d’équipement pour le tarif
Si on regarde le marché des vélos électriques fat bike avec double moteur et double batterie, on tombe vite sur des prix qui flambent. Ce YVY C20 Max se place clairement dans la catégorie "gros équipement pour un budget encore raisonnable". On a : deux moteurs, deux batteries 52V 40Ah au total, freins hydrauliques, double suspension, pneus 20x4, éclairage complet avec clignotants, sacoche, support téléphone… Si on additionne tout ça en achetant séparément sur un vélo plus basique, on arrive vite à un montant bien plus élevé.
Évidemment, il y a des concessions : le poids est énorme, les finitions ne sont pas au niveau d’une grosse marque européenne, le design est massif, et ce n’est pas le vélo le plus pratique à stocker ou à porter. Mais pour quelqu’un qui cherche un vrai remplaçant de scooter ou de petite moto pour des trajets quotidiens ou des balades, sans vouloir mettre 3000-4000 €, ce modèle se défend bien. On en a pour son argent en termes de puissance et d’autonomie, ce qui est rarement le cas sur des VAE moins chers qui sont souvent mous en montée et limités à 40-50 km réels.
Comparé à des concurrents type fat bikes mono-moteur avec une seule batterie autour de 15-17Ah, on paye un peu plus, mais on gagne clairement en liberté d’usage. Moins besoin de recharger, plus de marge pour les côtes, la possibilité de rouler sur des terrains variés. Si votre priorité c’est un vélo léger, design et facile à porter, là par contre, ce n’est pas une bonne affaire pour vous : vous allez payer pour de la puissance et de l’autonomie que vous n’utiliserez pas vraiment, tout en subissant le poids.
En résumé, niveau rapport qualité-prix, je dirais que c’est franchement pas mal pour un utilisateur qui sait ce qu’il achète : un gros VAE utilitaire, puissant, très endurant, avec quelques compromis sur la finesse et le poids. Si c’est ce que vous cherchez, la note est bonne. Si vous voulez juste un petit VAE pour faire 5 km en ville et le monter au 4e sans ascenseur, passez votre chemin, ce n’est pas du tout le bon profil.
Design massif et look de mini-moto
Niveau design, on aime ou on n’aime pas, mais ce YVY C20 Max ne passe pas inaperçu. Avec ses pneus 20x4, son cadre épais en acier et les deux grosses batteries, ça ressemble plus à un petit cyclomoteur qu’à un vélo classique. Perso, j’aime bien ce côté "tank" : on a l’impression de rouler sur quelque chose de costaud. La couleur noire reste sobre, donc même si le gabarit est imposant, ça ne fait pas jouet flashy. En ville, j’ai eu plusieurs remarques du style "c’est quoi ce truc ?" donc clairement, ça attire l’œil.
Ce qui est pratique, c’est la position de conduite assez droite. Le guidon est large, on est bien installé, on voit bien la route. Par contre, ça prend de la place dans les couloirs de bus ou les pistes cyclables étroites. Le vélo est assez court avec ses roues de 20 pouces, mais la largeur des pneus et du guidon donne quand même une sensation de gros engin. Pour le rangement, il faut un peu d’espace : dans un petit appartement, il va vite devenir envahissant, surtout si on ne peut pas le garer à la cave ou au garage.
Les accessoires intégrés jouent aussi sur le look : les rétroviseurs, les clignotants, la sacoche de cadre, le support téléphone... ça renforce le côté "utilitaire". Ce n’est pas un vélo minimaliste, c’est plutôt un truc prêt à servir de petit véhicule du quotidien. Certains trouveront ça un peu chargé, surtout la sacoche au milieu du cadre, mais honnêtement, en usage réel, je l’ai trouvée bien pratique pour ranger l’antivol, les gants et quelques bricoles.
En termes de finition, c’est correct sans plus. Les soudures sont visibles, ce n’est pas du travail ultra propre comme sur des vélos à 3000 €, mais rien qui m’ait inquiété sur la solidité. Les câbles sont assez bien rangés, même si ça reste un peu fouillis autour du guidon avec tous les accessoires. Globalement, le design est cohérent avec l’usage : un engin costaud, un peu brut, pas très discret mais assumé. Si vous cherchez un vélo léger et fin, ce n’est pas le bon candidat. Si vous voulez un truc qui fait un peu mini-moto électrique, là on y est.
Autonomie : enfin un vélo où tu ne stresses pas pour la batterie
L’autonomie, c’était un des gros arguments de ce modèle, avec ses deux batteries 52V de 20Ah chacune (40Ah au total). Sur le papier, ils annoncent 100-120 km en tout électrique et 280-300 km en assistance. Je le dis tout de suite : je n’ai pas atteint 300 km, mais l’autonomie reste vraiment solide. En usage mixte (PAS 2-4 la plupart du temps, quelques passages en 5 en côte, très peu de tout électrique), j’ai fait environ 120-140 km avant de me dire qu’il était temps de recharger. Et je ne suis pas léger, donc pour moi c’est plutôt un bon résultat.
Sur une seule batterie, on est déjà sur quelque chose de correct. J’ai testé en n’en utilisant qu’une pour voir : en restant raisonnable sur l’assistance (PAS 2-3), j’ai tourné autour de 50-60 km avant de passer dans la zone où je commence à surveiller. Avec les deux, c’est clairement confortable : on ne pense presque plus à la recharge au quotidien. Pour quelqu’un qui fait 10-15 km par jour pour aller au boulot, on peut tenir largement la semaine sans recharger, voire plus. Pour les grandes balades du week-end, on a de la marge.
La recharge prend environ 6 à 8 heures, ce qui est conforme à ce qu’ils annoncent. Les batteries sont amovibles, donc on peut les monter à la maison sans trimballer tout le vélo. Elles sont lourdes, il ne faut pas se mentir, mais c’est logique vu la capacité. Le BMS (système de gestion) semble faire son boulot : je n’ai pas eu de coupure brutale ou de comportement bizarre, la jauge sur l’écran descend de manière assez progressive. Comme d’habitude, en hiver ou par temps froid, il faudra s’attendre à perdre un peu d’autonomie.
Un point à garder en tête : si on roule beaucoup en bi-moteur et en PAS élevé, surtout en tout électrique, la batterie fond plus vite, c’est normal. Là où ce vélo est intéressant, c’est qu’on peut choisir : on roule soft en mono-moteur et on garde une grosse autonomie, ou on active tout quand on a besoin de passer une grosse côte ou de tracter un peu de charge. Globalement, pour l’autonomie, c’est un des rares vélos que j’ai testés où je ne me suis pas retrouvé à surveiller la batterie en permanence, et ça fait du bien.
Confort : ça filtre bien, mais faut accepter le poids
Sur le confort, j’ai été plutôt surpris dans le bon sens. Entre les gros pneus de 4 pouces, la suspension avant et l’amortisseur arrière, le vélo encaisse bien les nids-de-poule, les trottoirs un peu ratés et les chemins en terre. Sur les pavés, ça reste un vélo, donc on sent les vibrations, mais clairement moins qu’avec un VTC classique. J’ai fait plusieurs trajets de 15-20 km d’affilée, et je descendais du vélo sans avoir mal au dos ou aux poignets, ce qui n’est pas toujours le cas sur des vélos plus rigides.
La selle est annoncée comme "haute densité antidérapante". En vrai, elle est assez large et plutôt molle. Les premiers jours, je l’ai trouvée confortable. Au bout d’une semaine, sur les longues sorties, j’ai commencé à sentir que ça manquait un poil de maintien. Rien de dramatique, mais si vous faites régulièrement des sorties de plus de 40 km, je pense qu’une selle un peu mieux foutue ou une tige de selle suspendue pourrait améliorer encore le truc. Pour un usage domicile-travail et quelques balades, ça reste largement acceptable.
La position de conduite est assez droite, ce qui est agréable pour voir loin et ne pas casser le dos. Le guidon large donne un bon contrôle, surtout dans les chemins. Par contre, en ville très dense, ça peut être un peu pénible pour se faufiler entre les voitures. Le vélo étant lourd, à basse vitesse ou quand il faut manœuvrer à la main (par exemple pour le sortir d’un local à vélo serré), on sent bien les 40 kg. Ce n’est pas insurmontable, mais ce n’est pas confortable non plus, surtout si vous avez des escaliers à gérer.
Au niveau sonore, les moteurs restent assez discrets. On entend un léger sifflement quand on met beaucoup d’assistance, mais rien de gênant. Les freins hydrauliques sont progressifs, on ne se fait pas peur au premier freinage, et ça contribue clairement au sentiment de sécurité, donc indirectement au confort global. En résumé, en roulant, le confort est franchement pas mal pour ce type de vélo, surtout sur revêtements moyens. Le seul vrai point qui plombe un peu l’expérience, c’est la gestion du poids hors roulage : si vous devez souvent le porter ou le manipuler à la main, là, ça fatigue vite.
Solidité et finitions : du costaud, mais pas premium
Sur la durabilité, avec seulement deux semaines de recul, je ne peux pas faire un bilan sur plusieurs années, mais je peux parler de la sensation générale et des petits points que j’ai repérés. Le cadre en acier au carbone donne tout de suite une impression de solidité. On sent que ce n’est pas un vélo en alu léger : ça ne bouge pas, ça ne grince pas au moindre choc, et ça inspire confiance pour transporter un gabarit lourd ou rouler sur des chemins un peu défoncés. Les soudures sont visibles, pas particulièrement jolies, mais elles ont l’air sérieuses.
Les roues 20 pouces avec jantes larges et pneus 4 pouces encaissent bien les chocs. Je suis passé sur des trottoirs, des trous dans la chaussée et des chemins caillouteux sans avoir de voilage ni de bruit suspect. Les freins hydrauliques ont gardé une bonne puissance et aucune fuite à signaler. C’est le genre de composant qui fait la différence sur la durée, donc c’est plutôt rassurant. La transmission 7 vitesses est basique, mais pour l’instant, pas de saut de chaîne ou de problème particulier, juste un petit réglage initial.
Là où on sent qu’on est sur un produit chinois milieu de gamme, c’est sur les petits détails : certains plastiques font un peu cheap (par exemple les commodos des clignotants, quelques caches), les rétros vibrent un peu à haute vitesse, et le faisceau de câbles autour du guidon pourrait être mieux organisé. Rien de dramatique, mais si vous êtes pointilleux sur les finitions, vous allez le voir. En revanche, rien ne s’est desserré ou cassé pendant mes tests, ce qui est déjà bon signe.
Pour la longévité des batteries, difficile de juger en si peu de temps. Elles sont annoncées certifiées UL avec BMS, ce qui est mieux que rien. Si on les recharge régulièrement sans les vider à 0 tout le temps et qu’on évite de les laisser en plein soleil ou dans le froid extrême, je ne vois pas pourquoi elles tomberaient en panne rapidement. Le vélo est donné avec 1 an de garantie, ce qui est correct mais pas fou. En résumé, on est sur un vélo qui donne une impression de robustesse globale, avec quelques finitions un peu en dessous des grandes marques, mais rien qui me ferait douter de sa capacité à encaisser un usage quotidien un peu rude.
Performance : ça tire fort, surtout en bi-moteur
Côté performance, c’est clairement le point fort de ce vélo. Avec les deux moteurs et un couple annoncé de 180 Nm, on sent tout de suite que ce n’est pas juste du marketing. En mode bi-moteur, niveau d’assistance 4 ou 5, les côtes se montent sans forcer, même bien chargé. J’ai testé sur une montée assez raide près de chez moi où mon ancien VAE monocycle peinait clairement : avec le C20 Max, je suis monté assis, sans me mettre en danseuse, et sans finir en nage. On a presque l’impression de tricher, mais c’est le but d’un VAE costaud.
L’accélération est aussi assez franche. En mode tout électrique, on atteint rapidement la vitesse max autorisée par l’électronique (selon le réglage, généralement autour de 25 km/h si c’est bridé pour la route). On sent que le vélo pourrait faire plus, mais ça dépend des limitations configurées. Pour un usage urbain, c’est largement suffisant. Par contre, il faut garder le contrôle : si on part direct en PAS 5, surtout en bi-moteur, le démarrage peut surprendre. J’ai vite pris l’habitude de démarrer en PAS 1 ou 2 et de monter ensuite.
La transmission 7 vitesses est basique mais efficace. Ce n’est pas une transmission de VTT haut de gamme, mais pour un usage mixte route/chemin, ça suffit. Les vitesses passent correctement, même si ça demande un petit réglage au début (classique sur ce genre de vélos). En montée très raide, combiner une vitesse basse avec un PAS élevé permet de ne presque plus sentir le relief. Sur le plat, on peut rouler en vitesse haute avec PAS faible pour économiser la batterie tout en gardant une bonne moyenne.
Sur les chemins, les gros pneus et la double suspension donnent une bonne motricité. Dans les graviers ou sur un chemin forestier un peu humide, je ne me suis jamais senti en galère. Le vélo reste stable, et le poids aide presque à garder l’adhérence. Par contre, dans la boue épaisse, on reste sur un vélo : ça patine si on abuse de la puissance. Globalement, pour quelqu’un qui veut un vélo capable de monter des pentes sérieuses et de rouler sur des terrains variés (ville, chemins, un peu de neige ou de sable), la performance est au rendez-vous. On n’est pas dans la finesse d’un VTT haut de gamme, mais dans l’efficacité brute, et là-dessus, il fait clairement le job.
Ce qu’on achète concrètement avec ce YVY C20 Max
Concrètement, le YVY C20 Max, c’est un fat bike 20 pouces avec pneus de 4 pouces de large, double moteur, double batterie 52V 40Ah au total, suspension avant + arrière, freins à disque hydrauliques, transmission 7 vitesses et un tas d’accessoires déjà fournis. Dans le carton, j’ai reçu : le vélo pré-monté à environ 90 %, les deux batteries, le chargeur, les garde-boue, les rétros, les clignotants, la sacoche de cadre, le support de téléphone avec USB, les outils basiques et le manuel. Rien de choquant, tout ce qu’ils annoncent est là.
Le vélo est donné pour un poids d’environ 40 kg, et on les sent. Ce n’est pas un chiffre marketing, quand on doit le monter quelques marches ou le tourner dans un couloir étroit, on se rappelle vite qu’il fait 40 kg. La charge max indiquée est de 150 kg, donc même en étant bien costaud avec un sac, on est large. La taille recommandée 1m60 à 1m90 me paraît réaliste. Je fais 1m78, je suis bien dessus, et j’ai l’impression qu’une personne plus petite que 1m65 commencera à le trouver un peu massif mais ça reste jouable.
Au niveau des modes de conduite, on a le classique : tout électrique (sans pédaler), assistance au pédalage avec 5 niveaux PAS, et mode vélo simple sans assistance. J’ai surtout utilisé le mode assistance au pédalage, niveau 2 à 4 en ville, et niveau 5 en montée bien raide. Le mode tout électrique est pratique pour les lignes droites ou quand on est crevé, mais clairement, si on veut garder une bonne autonomie, il vaut mieux pédaler un minimum.
Sur le guidon, on retrouve un écran LCD qui affiche vitesse, batterie, kilométrage, niveau d’assistance, plus les commandes pour les phares et les clignotants. Ce n’est pas du haut de gamme, mais c’est lisible et ça fait le job. Globalement, le package est complet : on n’a pas besoin de racheter mille accessoires derrière pour s’en servir au quotidien. Après, il ne faut pas s’attendre aux finitions d’une grosse marque européenne, on est sur un vélo chinois bien équipé mais avec quelques détails un peu bruts.
Points Forts
- Double moteur vraiment puissant, montées avalées sans forcer
- Autonomie très confortable grâce aux deux batteries 52V 40Ah
- Confort correct avec double suspension et pneus 20x4 pour routes abîmées et chemins
Points Faibles
- Poids de 40 kg très contraignant pour le porter ou le manipuler à la main
- Finitions et petits plastiques en dessous des grandes marques, un peu brut de décoffrage
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, ce YVY C20 Max est un vrai "gros" vélo électrique, dans tous les sens du terme. Il est lourd, massif, mais aussi très puissant et doté d’une grosse autonomie. Pour quelqu’un qui veut un engin capable de remplacer une petite moto ou un scooter sur des trajets quotidiens, avec des côtes, parfois du chemin, et qui ne veut pas recharger tous les deux jours, il fait clairement le job. La double batterie et les deux moteurs sont vraiment utiles, ce n’est pas juste un argument marketing. On sent la différence en montée et sur la longueur des trajets.
Par contre, ce n’est pas un vélo pour tout le monde. Si vous habitez à l’étage sans ascenseur, si vous cherchez un VAE léger et discret, ou si vous débutez complètement en vélo, ça risque d’être trop. Le poids complique les manipulations à la main, le gabarit est imposant, et la puissance demande un minimum de maîtrise, surtout en mode bi-moteur avec un niveau d’assistance élevé. Les finitions sont correctes mais pas au niveau des grandes marques, on est sur du costaud mais un peu brut.
Je le conseillerais surtout à : des adultes entre 1m65 et 1m90 qui veulent un vélo utilitaire costaud pour des trajets de 10 à 40 km, avec du relief, et qui ont un endroit au rez-de-chaussée ou en garage pour le stocker. Ceux qui devraient passer leur chemin : les urbains en appartement sans espace, les gens qui veulent un vélo très léger, ou ceux qui roulent peu et n’ont pas besoin d’autant de puissance et de batterie. Dans sa catégorie, le rapport équipement/prix est bon, à condition d’assumer le format et le style.