Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu veux de la puissance sans viser une grande marque
Design : look agressif, finitions correctes mais pas premium
Batterie et autonomie : chiffres réalistes si tu roules tranquille
Confort : bien en tout-terrain, plus fatigant sur route longue
Solidité et fiabilité : ça semble costaud, mais marque encore jeune
Performances : ça envoie fort, surtout en tout-terrain
Présentation générale : entre moto cross et gros VTT électrique
Points Forts
- Moteur 10 kW très nerveux, bonnes accélérations et gros couple en montée
- Grosse batterie 72V 40Ah avec autonomie réaliste autour de 70–100 km selon l’usage
- Suspension totale et freins hydrauliques efficaces en tout-terrain
Points Faibles
- Marque peu connue, incertitudes sur le SAV et la disponibilité des pièces
- Finitions et confort en dessous des grandes marques, surtout sur longs trajets
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | cysum |
Une grosse électrique qui change d’un VTT ou d’une trottinette
Je roule en deux-roues électrique depuis quelques années (trottinette costaud et petit scooter 50 équivalent). Je cherchais un truc plus sérieux pour aller sur les chemins et faire quelques trajets boulot sans me trainer. Du coup j’ai testé cette Cysum AP-8F, une sorte de gros vélo électrique croisé avec une moto cross. Moteur de 10 kW annoncé, batterie 72V 40Ah, vitesse autour de 80–85 km/h, sur le papier ça commence à être sérieux.
Je précise : je ne suis pas un pro de l’enduro, juste un utilisateur lambda qui aime bien sortir des routes propres. Pendant deux semaines, je l’ai utilisée pour : aller au boulot (15 km aller, mix ville / route de campagne), faire deux grosses sorties sur chemins forestiers, plus quelques petits trajets en ville. Ça m’a permis de voir ce que ça vaut en vrai, pas juste sur la fiche technique.
Globalement, la moto a de la patate et ça se sent tout de suite. Par contre, il faut être honnête : ce n’est pas une petite trottinette, c’est lourd, encombrant, et ça demande un minimum d’habitude. Tout ce qui est freinage, suspensions, batterie, ça joue clairement dans la cour au-dessus de l’entrée de gamme, mais on sent aussi que la marque n’est pas une grosse référence connue, donc il y a des petits doutes sur la finition et la durée de vie à long terme.
Si tu cherches un retour très concret : je vais détailler ce que j’ai aimé, ce qui m’a agacé, et à qui je la conseillerais. Il y a des points franchement sympas pour le prix, mais aussi quelques trucs qui peuvent refroidir, surtout si tu n’as jamais roulé sur quelque chose d’aussi puissant en électrique.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu veux de la puissance sans viser une grande marque
Clairement, le rapport qualité-prix est l’argument principal de cette Cysum AP-8F. Pour une moto électrique avec 10 kW de moteur, une grosse batterie 72V 40Ah, des suspensions complètes et des freins hydrauliques, les tarifs des grandes marques sont souvent beaucoup plus hauts. Là, tu as une machine qui envoie bien, pour un budget plus accessible, avec quand même 2 ans de garantie annoncée.
Maintenant, il faut être honnête : tu fais quelques concessions. La marque est peu connue, les finitions sont correctes mais pas au niveau d’une Honda ou d’une KTM électrique, et la question des pièces et du SAV plane un peu. Donc le prix est intéressant, mais ce n’est pas du « tout compris sans question ». C’est un peu comme acheter un smartphone d’une marque chinoise moins connue : tu en as beaucoup pour ton argent, mais tu prends un petit risque sur le long terme.
Si tu compares à un VTT électrique costaud ou à certaines grosses trottinettes off-road haut de gamme, la Cysum n’est pas délirante niveau budget, surtout vu la puissance. Par contre, si ton usage est surtout urbain et que tu n’as pas besoin de 10 kW, tu peux trouver des scooters électriques plus confortables, mieux finis et plus adaptés à la ville pour un prix similaire ou un peu inférieur. Là, tu paies surtout pour la puissance et la capacité à sortir des routes.
Pour moi, la valeur est bonne si : tu veux te faire plaisir en tout-terrain, tu as déjà un peu d’expérience en deux-roues, et tu acceptes l’idée de bricoler un minimum si besoin. Si tu cherches un truc ultra simple, zéro prise de tête, avec un réseau de SAV partout, il vaut mieux viser une marque plus installée, quitte à perdre un peu en puissance ou à payer plus cher.
Design : look agressif, finitions correctes mais pas premium
Visuellement, la moto a un look assez agressif : cadre noir, lignes anguleuses, position assez haute. Ça fait clairement « moto cross électrique » et pas simple scooter. Si tu veux passer inaperçu, ce n’est pas le bon choix. Perso, j’ai bien aimé le côté massif, ça donne l’impression d’avoir quelque chose de sérieux entre les mains. La hauteur de selle est plutôt élevée, donc si tu fais moins d’1m70, prévois que tu ne poseras pas les deux pieds à plat facilement.
Au niveau des finitions, c’est correct sans plus. Les plastiques de carénage font un peu « chinois » quand tu les touches : ça ne tombe pas en morceaux, mais ce n’est pas non plus la qualité d’une grande marque moto. Les ajustements sont globalement propres, mais j’ai repéré quelques petites vis pas serrées à fond et un câble qui frottait un peu contre une partie du cadre. Rien de dramatique, mais tu sens qu’il faut vérifier un peu la moto à la réception, comme on le ferait avec un VTT livré en carton.
L’écran LCD est lisible, même en plein jour, mais le design de l’interface est basique. Ça affiche ce qu’il faut, pas plus. Les commandes au guidon (clignos, feux, etc.) font un peu cheap au toucher, mais elles fonctionnent. Les feux LED à l’avant éclairent plutôt bien pour rouler de nuit sur route, par contre en tout-terrain bien sombre, j’aurais aimé un faisceau un peu plus large. À l’arrière, les feux et clignotants sont visibles, rien à dire de spécial.
En bref, le design général fait le job : ça a de la gueule, on se sent sur une vraie machine. Par contre, si tu es habitué aux motos de grandes marques, tu vas voir tout de suite que ce n’est pas le même niveau de finition. Pour le prix, ça reste cohérent, mais il ne faut pas s’attendre à quelque chose de haut de gamme.
Batterie et autonomie : chiffres réalistes si tu roules tranquille
La batterie 72V 40Ah, ça fait théoriquement 2880 Wh. Sur le papier, ils annoncent jusqu’à 120 km d’autonomie. Comme d’habitude avec l’électrique, ça dépend énormément de ta façon de rouler, de ton poids, du terrain et de la température. Je pèse un peu plus de 80 kg, j’ai roulé par temps sec autour de 20°C, et j’ai alterné ville, route de campagne et tout-terrain.
En usage mixte « réel » (un peu de ville, un peu de chemins, pas mal d’accélérations pour tester), j’étais plutôt autour de 70–80 km avant de commencer à me dire qu’il fallait recharger. Sur un trajet boulot presque tout plat, en roulant calmement autour de 45–55 km/h, j’ai fait environ 55 km en consommant un peu moins de 50 % de la batterie, donc là les 100–110 km semblent jouables si tu restes raisonnable. Les 120 km annoncés, pour moi, c’est en mode très économique, terrain plat, et conduite ultra souple.
La recharge avec le chargeur fourni est assez longue : compte environ 6–8 heures pour une charge complète, selon le niveau de départ. Ce n’est pas très surprenant vu la taille de la batterie, mais il faut le prévoir si tu veux l’utiliser tous les jours pour de longs trajets. J’aurais bien aimé un chargeur un peu plus rapide, ou au moins l’option de brancher un chargeur plus puissant.
Un point à noter : la gestion de la batterie semble stable, je n’ai pas remarqué de grosses chutes de puissance soudaines. La moto garde de la patate jusqu’à environ 20 % restants, après ça commence à se calmer un peu. L’indicateur sur l’écran est plus fiable que sur certaines trottinettes que j’ai eues, mais ça reste approximatif sur la fin. Globalement, pour la capacité annoncée, je trouve que l’autonomie est cohérente, à condition de ne pas rouler à fond tout le temps.
Confort : bien en tout-terrain, plus fatigant sur route longue
Niveau confort, j’ai été plutôt surpris dans le bon sens sur les chemins, et un peu moins convaincu sur la route. La suspension totale fait clairement le boulot en tout-terrain : racines, cailloux, petits trous, ça passe sans te casser le dos. Je n’ai pas les réglages exacts des suspensions, mais d’origine c’est assez souple pour encaisser les chocs sans rebondir dans tous les sens. Pour un usage balade en forêt ou sur pistes, c’est franchement pas mal.
La selle est annoncée comme ergonomique et confortable. En pratique, sur des trajets de 20–30 minutes, ça va. Je n’ai pas eu mal aux fesses, la mousse est correcte. Par contre, sur une sortie de plus d’une heure en continu, j’ai commencé à sentir la dureté. Ce n’est pas une selle de scooter touring, ça reste une selle de type cross : un peu étroite, assez ferme. Pour du pur off-road où tu es souvent debout sur les repose-pieds, ça va. Pour du trajet boulot quotidien de 40–50 km, il faudra aimer.
La position de conduite est assez droite, avec un guidon large. On a une bonne maîtrise de la moto, surtout en tout-terrain. Moi je fais 1m78 et je me suis senti à l’aise. Un pote de 1m68 l’a trouvée un peu haute et a galéré à manœuvrer à basse vitesse, surtout en ville. Donc clairement, ce n’est pas la moto la plus accessible aux petits gabarits. Le rayon de braquage est moyen, ce qui n’aide pas trop dans les demi-tours serrés.
En résumé, en termes de confort : c’est bien pour ce pour quoi c’est pensé, donc les chemins, les balades un peu sportives. Pour un usage exclusivement urbain et de la longue route, ce n’est pas ce qu’il y a de plus reposant. Ce n’est pas inconduisible, loin de là, mais il faut accepter un confort plus « moto cross » que « scooter canapé ».
Solidité et fiabilité : ça semble costaud, mais marque encore jeune
Sur deux semaines de test, je ne peux pas te faire un retour sur 3 ans d’utilisation, mais je peux parler de la sensation de solidité et des petits signes qui ne trompent pas. Le cadre paraît bien rigide, rien ne craque en roulant, pas de jeu suspect dans la direction ou les suspensions. Après quelques sorties sur chemins caillouteux, rien ne s’est desserré de façon flagrante, à part une petite vis de carénage que j’ai resserrée par précaution.
Les freins hydrauliques à disque de 180 mm inspirent plutôt confiance. Au bout de quelques descentes assez longues, je n’ai pas senti de grosse perte de mordant. Il faudra voir dans le temps comment les plaquettes et les disques vieillissent, mais pour l’instant, ça fait sérieux. Les roues 19" / 18" encaissent bien les chocs, pas de voile visible, même après quelques passages un peu bourrins sur des trous que je n’avais pas vus venir.
Par contre, là où j’ai plus de doutes, c’est sur tout ce qui est plastiques, connectiques et disponibilité des pièces. La marque Cysum n’est pas très connue, donc pour les pièces de rechange (plastiques, phare, commandes au guidon, etc.), je ne suis pas certain que ce soit aussi simple que pour une grande marque. La garantie annoncée de 2 ans est rassurante sur le papier, mais il faudrait voir comment le SAV réagit en cas de pépin. Ça, je n’ai pas pu le tester directement.
En résumé, pour l’instant, la moto donne une impression de robustesse correcte, surtout au niveau du cadre, des suspensions et des freins. Les composants critiques ont l’air au niveau. Mais si tu cherches une machine que tu veux garder 10 ans avec un réseau de concessionnaires partout, ce n’est pas ça. C’est plutôt un bon rapport puissance/prix, avec un petit pari sur la durée de vie à long terme.
Performances : ça envoie fort, surtout en tout-terrain
C’est clairement le point fort de cette Cysum AP-8F : la performance. Le moteur central de 10 kW, avec un couple annoncé de 380 Nm, ça se sent tout de suite. Les démarrages sont très nerveux, même en mode de conduite normal. Sur route, on atteint les 70–80 km/h assez rapidement, il faut être bien concentré, surtout si tu n’es pas habitué à ce niveau de puissance sur un engin électrique.
En montée, c’est là que tu vois l’intérêt du couple. Sur une côte assez raide que je fais d’habitude en trottinette (où je tombe à 20 km/h), là je restais facilement à 50–60 km/h sans que la moto donne l’impression de forcer. En tout-terrain, sur des chemins avec des bosses et des petites montées, tu peux garder de la vitesse sans trop réfléchir, la moto tracte bien. Il faut juste apprendre à doser la poignée, parce que si tu ouvres trop, tu peux vite perdre l’adhérence à l’arrière, surtout sur terrain meuble.
Au niveau vitesse max, j’ai vu 83 km/h au compteur sur route plate. On n’est pas sur une grosse moto thermique, mais pour une électrique de ce gabarit, ça suffit largement. Honnêtement, au-dessus de 70 km/h, avec les pneus tout-terrain et la position, tu n’as pas trop envie d’aller plus vite. Ce n’est pas une machine faite pour rouler longtemps à fond, c’est plus pour les accélérations franches et le jeu sur les petites routes et les chemins.
En ville, c’est presque « trop ». Tu te retrouves vite à dépasser les voitures au démarrage sans t’en rendre compte. Si tu cherches juste un véhicule urbain pour te faufiler tranquille, tu n’as pas besoin d’autant de puissance. Mais si tu veux quelque chose qui a du répondant, là tu es servi. Pour moi, c’est un bon compromis pour qui veut s’amuser en tout-terrain et garder assez de pêche pour les trajets quotidiens.
Présentation générale : entre moto cross et gros VTT électrique
Concrètement, la Cysum AP-8F, c’est une moto électrique tout-terrain avec un moteur central de 10 kW, alimenté par une batterie 72V 40Ah. Sur la fiche, ils annoncent jusqu’à 120 km d’autonomie, une vitesse max autour de 85 km/h, des roues 19 pouces à l’avant et 18 à l’arrière, et une suspension intégrale. On est clairement dans l’esprit « dirt bike » électrique plus que scooter électrique pépère.
Tu as un écran LCD qui affiche les infos basiques : vitesse, niveau de batterie, quelques modes de conduite. La moto est livrée avec un chargeur classique, branché sur une prise standard. Il y a des feux LED avant et arrière, plus des clignotants, donc en théorie tu peux l’utiliser aussi sur route (à vérifier selon l’homologation dans ton pays, ça c’est un vrai point de vigilance, la fiche Amazon n’est pas ultra claire là-dessus). Le poids exact n’est pas indiqué, mais en la manipulant, on sent que ce n’est pas un jouet : c’est bien plus lourd qu’un VTT électrique, plus proche d’une vraie moto légère.
Sur le terrain, le moteur de 10 kW se sent tout de suite : les démarrages sont francs, même en montée. Tu sens que le couple de 380 Nm annoncé est là, surtout sur les chemins en pente ou dans les zones avec des cailloux. Par contre, ça peut surprendre si tu viens d’un simple scooter électrique de 2–3 kW. Il faut vraiment doser la poignée au début, sinon tu te fais embarquer.
En résumé, la présentation globale : c’est une machine pensée pour le tout-terrain, qui peut dépanner pour les trajets boulot si tu n’as pas peur de rouler avec un gros engin. C’est plus « jouet pour adulte qui aime la puissance » que moyen de transport discret. Et comme la marque Cysum n’est pas ultra connue, il faut garder en tête qu’on joue un peu les testeurs sur la fiabilité à long terme.
Points Forts
- Moteur 10 kW très nerveux, bonnes accélérations et gros couple en montée
- Grosse batterie 72V 40Ah avec autonomie réaliste autour de 70–100 km selon l’usage
- Suspension totale et freins hydrauliques efficaces en tout-terrain
Points Faibles
- Marque peu connue, incertitudes sur le SAV et la disponibilité des pièces
- Finitions et confort en dessous des grandes marques, surtout sur longs trajets
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, cette Cysum AP-8F est une moto électrique tout-terrain qui en donne pas mal pour le prix, surtout en termes de puissance et de sensations. Le moteur de 10 kW, le couple annoncé et la grosse batterie font que tu ne te sens jamais limité, que ce soit en montée ou sur les chemins. La suspension intégrale et les freins hydrauliques tiennent la route, et pour un usage balade sportive / off-road léger, c’est franchement plaisant à conduire. Pour des trajets boulot moyens (20–30 km), ça fait aussi le job, tant que tu acceptes le côté un peu brut de la machine.
Par contre, ce n’est pas une moto « grand public » au sens classique. Finitions correctes mais pas folles, marque peu connue, incertitudes sur le SAV et les pièces, confort moyen sur longue distance : il faut bien avoir ça en tête. Ce n’est pas le choix idéal pour quelqu’un qui découvre le deux-roues ou qui veut juste un véhicule urbain tranquille. C’est plus adapté à quelqu’un qui veut une machine puissante pour s’amuser, qui n’a pas peur d’une marque moins connue, et qui sait un minimum vérifier sa moto de temps en temps.
En gros, si tu veux une électrique qui arrache en tout-terrain, avec un bon rapport puissance/prix et que tu es prêt à accepter quelques compromis sur la finition et la notoriété de la marque, cette Cysum peut valoir le coup. Si tu cherches la tranquillité totale, un réseau de concessionnaires et un usage surtout routier confortable, il vaut mieux passer sur une solution plus classique, quitte à payer plus cher ou à sacrifier un peu de puissance.