Circulation inter-files en scooter électrique : ce que le décret change vraiment
La circulation inter-files en scooter électrique est désormais encadrée par un texte précis, le décret n° 2020-1232 du 18 décembre 2020 relatif à l’expérimentation de la circulation inter-files (CIF), complété par l’arrêté du 6 août 2021 et par une nouvelle phase d’essai lancée en 2024. Pour un navetteur urbain, comprendre ce que ces textes autorisent réellement conditionne la sécurité, l’assurance, la conformité au code de la route et la durée de vie du deux-roues. On parle ici de pratique quotidienne sur la route, pas de théorie pour motards du dimanche.
Ce cadre réglementaire légalise la circulation interfiles uniquement sur des voies rapides à chaussées séparées, avec au moins deux files de véhicules par sens. La remontée entre les voitures est autorisée exclusivement entre les deux files de gauche, jamais ailleurs, et seulement dans des zones d’expérimentation clairement définies par la Sécurité routière. Si vous sortez de ces tronçons ou de ces conditions (type de route, vitesse, trafic), vous quittez le cadre de la circulation inter autorisée et vous redevenez verbalisable comme avant, avec application classique du code de la route.
Pour un scooter électrique, la circulation inter-files scooter électrique décret signifie rouler entre les files de véhicules à une vitesse maximale de 50 km/h, telle que fixée par le décret n° 2020-1232. Cette vitesse maximale correspond souvent à la vitesse de pointe d’un scooter électrique équivalent 50 cm³, ce qui impose de rester en permanence au régime maximal en interfile. Sur un scooter thermique 125 ou une moto, cette même vitesse en circulation interfiles laisse une marge mécanique, de reprise et de freinage bien plus confortable, ce qui change concrètement la gestion des risques.
Le texte ne parle pas que de circulation, il précise aussi la géographie de la route. L’inter-files est autorisée uniquement sur des routes à chaussées séparées par une terre centrale ou un dispositif physique, ce que le décret appelle des voies séparées par une terre centrale ou une glissière de sécurité. Autrement dit, pas d’inter-files roues motorisées sur un simple boulevard urbain à une seule file par sens, même si le trafic est saturé et que les scooters s’y faufilent déjà en pratique, car ces axes ne répondent pas à la définition réglementaire.
Les motards et les conducteurs de scooters électriques doivent aussi intégrer la notion de trafic fluide ou congestionné. La circulation inter est autorisée uniquement quand le trafic est dense, fortement ralenti ou à l’arrêt, jamais quand les files de véhicules roulent déjà à 50 km/h ou plus. Si les voitures reprennent de la vitesse et dépassent ce seuil, vous devez cesser l’interfile, vous replacer dans une file comme tout véhicule à deux roues motorisées classique et adapter votre allure à celle du flot général.
Où l’inter-files est autorisée pour un scooter électrique, et où elle reste interdite
Le cœur du décret, c’est la cartographie des zones concernées par l’expérimentation circulation inter-files. On parle de tronçons précis, identifiés par la Sécurité routière sur des axes comme le périphérique parisien, certaines autoroutes urbaines d’Île-de-France, de la métropole de Lyon, de Bordeaux ou de Marseille, pas de toute la France en bloc. Tant que la liste officielle n’est pas étendue par un nouveau texte, la circulation interfiles scooter électrique décret reste limitée à ces secteurs et à ces départements pilotes.
Sur ces axes, la circulation inter-files roues motorisées est autorisée entre les deux files de gauche, jamais entre la file de droite et la bande d’arrêt d’urgence. Rouler en interfile le long de la bande d’arrêt d’urgence reste interdit, même en scooter électrique silencieux, et la vidéo verbalisation commence déjà à cibler ces comportements. Les caméras sur certains tronçons du périphérique parisien permettent de repérer facilement un scooter ou une moto qui remonte la file par la droite, avec à la clé amende et retrait de points.
En ville, la règle est encore plus tranchée pour les scooters électriques et les motos. L’inter-files autorisée ne s’applique pas aux ronds-points, aux carrefours complexes ni aux voies à une seule file par sens, même si la circulation est saturée. Entre les files de véhicules en agglomération, la pratique reste donc illégale, et un simple contrôle de police peut suffire à rappeler que le code route ne s’interprète pas à la carte, même pour un deux-roues électrique utilisé pour le domicile-travail.
Les conducteurs de scooters doivent aussi intégrer la notion de chaussées séparées par une terre centrale ou une barrière. Une route à deux fois deux voies sans séparation physique au milieu ne rentre pas dans le cadre des routes à chaussées séparées par une terre centrale au sens du décret. Dans ce cas, la circulation interfiles roues motorisées mètre après mètre reste interdite, même si les voitures sont à l’arrêt et que les motards thermiques ou électriques s’y engagent par habitude, car l’axe n’est pas classé parmi les zones concernées.
Autre point souvent mal compris par les nouveaux utilisateurs de scooter électrique : l’inter-files n’est jamais autorisée sur les bretelles d’accès ou de sortie. Ces zones concernées par des changements de files permanents sont trop accidentogènes pour y ajouter une circulation inter entre les voitures. Sur ces bretelles, un deux-roues motorisé doit rester dans sa file, respecter les règles de vitesse, accepter de perdre quelques minutes plutôt que de risquer un accrochage latéral et garder une trajectoire lisible pour les automobilistes.
Enfin, rouler sous la pluie ou sur chaussée grasse complique encore la donne pour un scooter électrique. Les connecteurs, l’étanchéité et le freinage sont mis à rude épreuve, ce qui rend l’inter-files encore plus risquée sur route mouillée. Avant de vous engager entre les files gauche, il vaut mieux connaître les vrais points de casse d’un scooter électrique sous la pluie, notamment au niveau des connecteurs, des relais de freinage et des joints de batterie, en consultant par exemple un guide détaillé sur l’étanchéité IP, les connecteurs sensibles et les bonnes pratiques d’entretien, ainsi que les recommandations de la Sécurité routière.
Silence, accélération et freinage : spécificités des scooters électriques en inter-files
Un scooter électrique n’a pas le même comportement qu’une moto thermique en circulation inter-files, et c’est là que beaucoup de nouveaux utilisateurs se font piéger. Le silence du moteur électrique est un atout en ville, mais en inter-files il devient un vrai risque de sécurité routière. Les automobilistes ne vous entendent pas arriver entre les files de véhicules, surtout fenêtres fermées, climatisation en marche et musique à fond, ce qui réduit leur capacité à anticiper votre présence.
En pratique, cela signifie qu’un scooter électrique doit compenser ce silence par une lecture plus fine du trafic. En circulation inter, vous devez anticiper les changements de files, repérer les rétroviseurs qui bougent, les clignotants tardifs, et accepter de rouler parfois en dessous de la vitesse maximale autorisée. Un coup de klaxon bref et répété peut aider, mais il ne remplace pas une marge de sécurité latérale suffisante entre les voitures et vos deux roues motorisées, ni un positionnement bien visible dans les rétroviseurs.
Autre spécificité des scooters électriques en inter-files : l’accélération instantanée. Sur un modèle urbain type NIU NQi ou Silence S01, le couple arrive immédiatement, ce qui facilite les sorties d’interfile pour se replacer dans une file de circulation ou éviter un véhicule qui se rabat. Mais cette réactivité peut aussi vous pousser à combler chaque mètre libre entre les files gauche, au risque de surprendre un automobiliste qui change de voie sans clignotant ou qui ouvre une portière côté conducteur à l’arrêt.
Le freinage régénératif des scooters électriques ajoute une couche de complexité en circulation inter-files. Sur certains modèles, la décélération au lâcher de poignée est forte, ce qui peut surprendre le deux-roues motorisé qui vous suit en interfile, surtout une moto plus lourde ou un maxi-scooter. Il faut donc doser la poignée avec finesse, garder un œil dans les rétroviseurs, prévenir par un léger allumage de feu stop et éviter les coups de frein secs entre les voitures pour ne pas créer de réaction en chaîne.
La gestion de la batterie joue aussi un rôle concret dans la pratique de l’inter-files. À vitesse stabilisée de 50 km/h en circulation inter-files scooter électrique décret, un scooter électrique consomme plus qu’en ville à 30 km/h, ce qui réduit l’autonomie réelle sur un trajet domicile-travail. Avant de vous engager dans une longue portion de circulation inter autorisée, vérifiez votre niveau de charge, prévoyez une marge pour les détours imprévus et anticipez le coût d’un éventuel remplacement de batterie en consultant un guide spécialisé sur le prix réel, les délais, la garantie et les fournisseurs alternatifs.
Enfin, n’oubliez pas que la réglementation évolue et que le contrôle technique pour moto et scooter va intégrer progressivement ces usages. Un deux-roues électrique mal entretenu, avec des freins fatigués, des pneus usés ou un éclairage défaillant, devient beaucoup plus dangereux en circulation inter-files. Pour rester dans les clous du code de la route, des futures obligations de contrôle technique et des exigences de votre assureur, il est prudent de suivre de près les recommandations applicables à votre scooter ou à votre moto électrique, ainsi que les bilans d’accidentologie publiés par les autorités.
Vitesse, trajectoire et marges de sécurité : comment adapter sa conduite électrique
Le décret fixe une vitesse maximale de 50 km/h en circulation inter-files, mais la vraie question est de savoir à quelle vitesse vous restez maître de votre scooter électrique. Sur un petit modèle à roues de 10 pouces, la stabilité à cette vitesse entre deux files de véhicules n’a rien à voir avec celle d’une grosse moto à grandes roues. Plus les roues sont petites, plus la moindre irrégularité de la route, un marquage au sol glissant ou un raccord de bitume peut vous déstabiliser en interfile et provoquer un guidonnage.
Pour un navetteur urbain, la bonne pratique consiste à rouler légèrement en dessous de la vitesse maximale autorisée. Si les voitures sont à l’arrêt, rester autour de 30 à 40 km/h en circulation inter permet de garder une marge de freinage et de réaction. L’écart de vitesse entre votre scooter électrique et les files de véhicules doit rester raisonnable, sinon le moindre changement de file d’une voiture devient un choc potentiel, surtout si le conducteur ne vous a pas identifié dans son angle mort.
La trajectoire en inter-files doit aussi être pensée comme une ligne de fuite permanente. Évitez de coller les rétroviseurs des voitures, gardez un demi-guidon de marge de chaque côté, et anticipez les zones où les files gauche se resserrent. Sur le périphérique parisien, par exemple, certaines entrées et sorties créent des étranglements où la circulation inter-files roues motorisées devient beaucoup plus risquée, avec des véhicules qui se rabattent brutalement pour ne pas rater leur sortie.
Sur chaussée mouillée ou dégradée, la prudence doit être encore renforcée pour un scooter électrique. Le couple immédiat du moteur électrique peut faire patiner la roue arrière si vous remettez les gaz trop fort en sortie d’interfile, surtout sur des bandes blanches, des pavés ou des raccords de bitume. Dans ces conditions, réduire la vitesse, élargir légèrement la trajectoire entre les files gauche et éviter les freinages sur l’angle limite les risques de perte d’adhérence et de chute en plein trafic.
Le respect des règles du code de la route reste la base, même quand la circulation inter-files est autorisée. Clignotant systématique pour entrer ou sortir de l’interfile, contrôle des angles morts, refus de forcer le passage quand une voiture se rabat sans vous avoir vu, et respect des limitations de vitesse générales. Un scooter électrique silencieux doit se rendre visible par sa position sur la route, ses feux, ses éléments réfléchissants et son comportement prévisible, pas par des coups de frein d’urgence répétés ou des zigzags agressifs.
Enfin, gardez en tête que la circulation inter-files scooter électrique décret n’est pas une obligation, mais une possibilité. Si votre niveau de fatigue est élevé, si la visibilité est mauvaise, si la chaussée est grasse ou si votre scooter présente un doute mécanique, rester dans la file comme les autres véhicules est souvent le meilleur choix. La vraie performance, ce n’est pas de gagner deux minutes, c’est de garder son deux-roues motorisé intact pour dix ans d’usage quotidien, avec un risque d’accident maîtrisé.
Assurance, responsabilité et contrôles : ce que change vraiment l’inter-files légalisée
La légalisation de la circulation inter-files scooter électrique décret ne vous protège pas automatiquement en cas d’accident. Les assureurs ont commencé à adapter leurs contrats, mais certaines polices excluent encore explicitement l’inter-files ou la limitent à des conditions très précises. Avant de profiter de l’interfiles autorisée, il faut donc relire noir sur blanc les clauses de votre assurance scooter électrique et, si besoin, demander un avenant ou une attestation écrite.
Dans les contrats les plus récents, on voit apparaître des mentions spécifiques sur l’inter-files autorisée. L’assureur y rappelle souvent que la couverture reste valable uniquement si le conducteur respecte les règles du décret, notamment la vitesse maximale de 50 km/h, les zones concernées par l’expérimentation circulation et les conditions de trafic. Si vous roulez en interfile sur une route non éligible, sur une bretelle ou au-delà de la vitesse autorisée, la compagnie peut réduire l’indemnisation, appliquer une franchise majorée ou contester votre part de responsabilité.
Les motards et les conducteurs de scooters électriques doivent aussi intégrer la montée en puissance de la vidéo verbalisation. Sur certains axes comme le périphérique parisien, les caméras permettent déjà de sanctionner les excès de vitesse, les franchissements de lignes continues, l’usage abusif de la bande d’arrêt d’urgence et, demain, les inter-files hors cadre. Un scooter électrique silencieux n’est pas invisible pour ces systèmes, et la plaque reste la même pour tous les deux-roues motorisés, qu’ils soient thermiques ou électriques.
Le contrôle technique moto et scooter, en cours de déploiement, va également peser sur la pratique de la circulation inter. Un système de freinage fatigué, des pneus usés, un éclairage défaillant ou un jeu dans la direction peuvent devenir des facteurs aggravants en cas d’accident en circulation inter-files. Pour un utilisateur de scooter électrique, suivre de près les échéances, les points de contrôle (freinage, châssis, éclairage, émissions sonores) et les exigences du contrôle technique permet de rester crédible face à l’assureur en cas de sinistre.
Sur le plan juridique, la responsabilité en cas de collision en inter-files reste souvent partagée. Si vous respectez les règles du code de la route et du décret, mais qu’un automobiliste change de file sans clignotant, la faute principale lui sera généralement imputée par l’expert ou le juge. En revanche, si une expertise montre que vous rouliez au-delà de la vitesse maximale autorisée, en dehors des zones concernées ou entre la file de droite et la bande d’arrêt d’urgence, la discussion avec l’assurance sera nettement moins favorable et votre taux de responsabilité pourra grimper.
Enfin, n’oubliez pas que la hausse des ventes de scooters électriques attire aussi l’attention des pouvoirs publics. Plus la circulation inter-files roues motorisées se généralise, plus les contrôles ciblés sur ces pratiques vont se multiplier, avec des opérations coordonnées police–gendarmerie sur les grands axes. Pour un navetteur urbain, la meilleure stratégie reste simple : respect des règles, documentation de l’état de son scooter électrique (factures d’entretien, contrôle technique, pneus récents) et conduite défensive, même quand le décret semble vous donner raison.
Équipement, entretien et sécurité spécifique aux scooters électriques en inter-files
Rouler en circulation inter-files avec un scooter électrique impose un niveau d’équipement supérieur à celui d’un simple trajet urbain à 30 km/h. Le casque intégral ou modulable avec écran large reste la base, mais il faut aussi penser à la visibilité latérale entre les files de véhicules. Gants homologués, blouson avec coques, pantalon renforcé, dorsale et éléments réfléchissants deviennent vite indispensables quand on passe chaque jour entre les files gauche sur le périphérique parisien ou une rocade urbaine.
Les roues et les pneus d’un scooter électrique sont des points de casse fréquents en usage intensif. En circulation inter, les chocs répétés contre les raccords de chaussée, les plaques d’égout, les joints de dilatation et les débris augmentent le risque de crevaison ou de jante voilée. Un contrôle mensuel de la pression, de l’usure, de la présence de hernies et de l’état des roues motorisées permet de garder une marge de sécurité réelle à 50 km/h entre les voitures et de limiter les pertes d’adhérence.
Le système de freinage mérite aussi une attention particulière pour un deux-roues électrique utilisé en inter-files. Les plaquettes, les disques et, sur certains modèles, le freinage combiné ou régénératif doivent être vérifiés plus souvent qu’indiqué dans le manuel, surtout si vous pratiquez l’interfile quotidiennement. Une purge de liquide de frein anticipée, un remplacement préventif des plaquettes et un contrôle de l’ABS peuvent faire la différence entre un arrêt contrôlé et une collision latérale en circulation inter.
Sur le plan électrique, la répétition des accélérations et décélérations en inter-files sollicite fortement la batterie et les connecteurs. Les vibrations entre les files de véhicules, les nids-de-poule, les ralentisseurs et les raccords de bitume peuvent desserrer certains connecteurs ou fatiguer les cellules de batterie. Un contrôle visuel régulier, associé à un entretien préventif, au respect des cycles de charge et à une surveillance de la température limite les risques de coupure de puissance en pleine circulation inter-files roues motorisées.
La position de conduite joue aussi un rôle dans la sécurité en inter-files. Sur un scooter électrique compact, les jambes sont souvent plus proches des rétroviseurs des voitures, ce qui augmente le risque de contact en cas d’écart de trajectoire. Ajuster la hauteur de selle, la position des rétroviseurs, la largeur du guidon, et si possible ajouter des rétroviseurs plus larges ou des protège-mains permet de gagner quelques précieux centimètres de marge entre les files gauche et d’améliorer votre champ de vision.
Enfin, pensez à adapter votre entretien à votre usage réel plutôt qu’au simple carnet constructeur. Un scooter électrique utilisé quotidiennement en circulation inter-files scooter électrique décret sur des axes rapides vieillit plus vite qu’un modèle cantonné aux petites rues calmes. L’objectif n’est pas d’avoir un deux-roues motorisé parfait sur le papier, mais un scooter fiable, prévisible et sûr après plusieurs années de trafic dense, avec une batterie en bon état, un châssis sain et un freinage constant.
Circulation inter-files en scooter électrique : bonnes pratiques au quotidien
Sur le terrain, la circulation inter-files scooter électrique décret se résume à une série de choix répétés à chaque trajet. Entrer ou non en inter-files, rester derrière une voiture, changer de file ou patienter quelques secondes de plus. La différence entre un conducteur expérimenté et un débutant, c’est la capacité à renoncer quand les conditions ne sont pas réunies, même si la tentation de gagner du temps est forte aux heures de pointe.
Première règle concrète : ne jamais forcer le passage entre les files de véhicules. Si l’espace se referme, si un automobiliste hésite ou si la route se rétrécit, vous devez accepter de vous replacer dans une file, même si cela casse votre rythme. La circulation inter ne doit jamais devenir un réflexe automatique, mais rester une option ponctuelle, activée seulement quand la visibilité, l’adhérence et l’espace sont suffisants pour un scooter électrique.
Deuxième principe : garder une marge de sécurité latérale et longitudinale en toutes circonstances. Entre les files gauche, visez un espace qui vous permet de corriger votre trajectoire sans toucher un rétroviseur, même en cas de coup de vent, de nid-de-poule ou de freinage d’urgence. En longueur, gardez toujours une distance suffisante avec le véhicule qui vous précède, surtout si vous roulez avec un scooter électrique à petites roues ou chargé (top-case, passager, sacoches).
Troisième habitude à prendre : communiquer clairement vos intentions. Clignotant systématique pour entrer et sortir de l’interfile, regard appuyé dans les rétroviseurs des voitures proches, et positionnement légèrement décalé pour être vu dans les miroirs. Un scooter électrique silencieux doit compenser son absence de bruit par une présence visuelle forte sur la route, avec des feux bien réglés, un équipement contrasté et des mouvements lisibles.
Quatrième point, souvent négligé : adapter sa pratique à la fatigue et à la météo. Après une longue journée de travail, sous la pluie, dans le brouillard ou par vent fort, la circulation inter-files roues motorisées devient beaucoup plus exigeante cognitivement. Dans ces conditions, rester dans la file, même sur le périphérique parisien, est souvent le meilleur choix pour votre sécurité routière, pour la longévité de votre scooter électrique et pour éviter un sinistre qui pèsera sur votre bonus d’assurance.
Enfin, gardez en tête que la circulation inter-files scooter électrique décret reste une expérimentation encadrée, régulièrement évaluée par la Délégation à la sécurité routière. Les chiffres d’accidentologie, les retours des motards et des conducteurs de scooters, ainsi que les données de trafic, serviront à ajuster les règles dans les années à venir. En respectant les règles actuelles, en appliquant ces bonnes pratiques et en adoptant une conduite responsable, vous contribuez à prouver que les deux-roues motorisés peuvent cohabiter intelligemment avec les voitures, même entre les files.
Chiffres clés sur la circulation inter-files et les scooters électriques
- Selon la Délégation à la sécurité routière, environ un tiers des usagers de deux-roues motorisés pratiquaient déjà l’inter-files avant sa première expérimentation officielle (bilan 2016-2020), ce qui explique la volonté d’encadrer cette circulation plutôt que de la laisser dans une zone grise.
- Les études d’accidentologie menées lors de la précédente expérimentation de circulation inter-files (bilan publié en 2021) ont montré une hausse des accidents corporels d’environ 12 % sur certains axes, ce qui a conduit à renforcer les règles de vitesse maximale, de zones concernées et de communication auprès des usagers.
- Les ventes de scooters électriques en France ont progressé de plus de 30 % sur une année récente selon les chiffres du marché des deux-roues (immatriculations 2022–2023), ce qui augmente mécaniquement le nombre de deux-roues électriques présents dans le trafic et concernés par la circulation inter-files.
- Sur des axes comme le périphérique parisien, la vitesse moyenne en heure de pointe descend souvent sous les 20 km/h d’après les données de trafic des collectivités, ce qui rend l’inter-files particulièrement attractive pour les navetteurs, mais aussi plus risquée en cas de non-respect des règles de vitesse et de trajectoire.
- Les contrôles automatisés par vidéo verbalisation se multiplient sur les grands axes urbains, avec plusieurs centaines de milliers d’infractions relevées chaque année pour les excès de vitesse et les franchissements de lignes, ce qui laisse présager un suivi tout aussi strict de la circulation interfiles à l’avenir, notamment sur les axes d’expérimentation.
FAQ sur la circulation inter-files en scooter électrique
La circulation inter-files est elle autorisée partout en France pour les scooters électriques ?
Non, la circulation inter-files n’est autorisée que sur des axes précis définis par décret, généralement des routes à chaussées séparées avec au moins deux files par sens. En dehors de ces zones concernées, remonter les files de véhicules reste interdit, même avec un scooter électrique. Il faut donc vérifier si votre trajet quotidien passe par un axe éligible avant de pratiquer l’inter-files, en consultant la liste officielle des départements et tronçons d’expérimentation publiée par la Sécurité routière.
À quelle vitesse puis je rouler en inter-files avec un scooter électrique ?
La vitesse maximale autorisée en circulation inter-files est de 50 km/h, quel que soit le type de deux-roues motorisé, conformément au décret n° 2020-1232. En pratique, il est souvent plus sûr de rester légèrement en dessous de cette vitesse, surtout avec un scooter électrique à petites roues ou fortement chargé. L’important est de limiter l’écart de vitesse avec les voitures pour garder une marge de réaction suffisante et éviter les freinages d’urgence.
Que risque un conducteur de scooter électrique s’il pratique l’inter-files hors des zones autorisées ?
En cas de circulation inter pratiquée en dehors des zones concernées ou en violation des règles, vous vous exposez à une verbalisation pour non-respect du code de la route (vitesse, dépassement, circulation sur la bande d’arrêt d’urgence). La vidéo verbalisation peut aussi être utilisée sur certains axes pour constater ces infractions. En cas d’accident, votre responsabilité pourra être aggravée, votre assureur pourra réduire l’indemnisation et votre dossier de sinistre sera examiné de plus près.
Mon assurance couvre t elle automatiquement la circulation inter-files en scooter électrique ?
La couverture de l’inter-files dépend des clauses de votre contrat d’assurance, qui peuvent varier d’un assureur à l’autre. Certains contrats récents intègrent explicitement l’interfiles autorisée, à condition de respecter les règles de vitesse, de zones et de trafic. Il est donc indispensable de relire votre police, de vérifier les exclusions éventuelles et, en cas de doute, de contacter votre assureur pour obtenir une confirmation écrite ou un avenant mentionnant clairement la circulation inter.
Un scooter électrique est il plus sûr qu’une moto thermique en inter-files ?
Un scooter électrique n’est ni intrinsèquement plus sûr ni plus dangereux qu’une moto thermique en inter-files, mais ses spécificités changent la donne. Le silence du moteur, le couple immédiat, parfois les petites roues et la position de conduite plus droite imposent une vigilance accrue et une gestion fine de la vitesse. La sécurité dépend surtout de votre équipement, de l’entretien du scooter, de votre expérience en circulation dense et du respect strict des règles de circulation inter-files fixées par le décret et l’arrêté du 6 août 2021.