Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si on priorise l’autonomie
Design massif et pratique, pas vraiment discret
Autonomie et batterie : le vrai point fort du vélo
Confort : très correct sur routes pourries, moins à l’arrêt
Solidité perçue et finitions : costaud mais pas parfait
Performance et comportement sur route et chemins
Ce que propose vraiment le Mukkpet Racer sur le papier
Points Forts
- Très bonne autonomie réelle grâce à la batterie 48V 18Ah (70-90 km sans forcer)
- Confort correct sur routes abîmées et chemins grâce aux pneus 20x4.0 et à la double suspension
- Capacité de charge élevée (jusqu’à 150 kg) et sensation de cadre solide
Points Faibles
- Vélo lourd et encombrant, pas pratique à porter dans les escaliers ou les petits espaces
- Finitions et composants (freins mécaniques, selle, pédales) corrects mais pas au niveau des marques premium
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Mukkpet |
| Type de vélo | Fat Tire |
| Tranche d'âge (description) | Adulte |
| Nombre de vitesses | 7 |
| Couleur | Noir |
| Taille de roue | 20 Pouces |
| Type de suspension | Suspension totale |
| Composants inclus | Réflecteur |
Un gros VAE tout-terrain à prix encore raisonnable
J’ai roulé avec le Mukkpet Racer pendant une bonne quinzaine de jours, en gros 200 km au total, entre trajets boulot, courses et quelques chemins en forêt. Je précise : je ne suis pas cycliste hardcore, juste un gars qui voulait un vélo électrique costaud pour remplacer pas mal de trajets en voiture. J’ai choisi ce modèle surtout pour la grosse batterie 48V 18Ah annoncée à 120 km d’autonomie et les pneus larges 20x4.0, parce que chez moi il y a pas mal de pavés, de trottoirs pourris et de chemins en gravier.
Concrètement, je l’ai utilisé dans trois situations : trajets quotidiens d’environ 10 km A/R, une sortie plus longue de 45 km avec un peu de dénivelé, et quelques balades pépères sur des chemins pas très propres. Ça permet de voir ce que ça donne en ville, sur route et hors bitume. Je l’ai reçu en carton, semi-monté, et j’ai fait le montage moi-même sans être bricoleur pro, donc je peux aussi parler de ce point-là.
Dès les premiers jours, ce qui m’a frappé, c’est le côté « tank » du vélo. C’est lourd, ça se sent tout de suite quand il faut le déplacer dans un couloir ou monter un trottoir à la main. Par contre, une fois lancé, ça donne une impression de stabilité assez rassurante, surtout avec les gros pneus. On voit vite que ce n’est pas un vélo fait pour les petites rues avec escaliers ou les appartements sans ascenseur.
Globalement, après deux semaines, mon ressenti est que le Mukkpet Racer est plutôt orienté confort et autonomie que nervosité et légèreté. Il a des qualités, quelques défauts pas négligeables, mais pour un usage quotidien urbain/périurbain avec un peu de tout-terrain léger, il fait le job. Faut juste être conscient de ce qu’on achète : un gros VAE tout-terrain chinois, pas un vélo de marque premium ultra bien fini.
Rapport qualité-prix : intéressant si on priorise l’autonomie
Pour le rapport qualité-prix, il faut replacer le Mukkpet Racer dans son contexte : fatbike électrique 250W, grosse batterie 864 Wh, double suspension, freins à disque, transmission Shimano 7 vitesses. Quand on compare à des marques plus connues avec des specs proches, on est souvent beaucoup plus cher dès qu’on dépasse les 600 Wh de batterie. Là, on a une grosse capacité pour un prix qui reste raisonnable (selon les promos du moment). Donc si votre critère numéro un, c’est l’autonomie et le confort sur mauvais revêtements, ça devient vite intéressant.
Par contre, il ne faut pas se mentir : pour arriver à ce prix avec cette batterie, il y a des compromis. Le poids est élevé, les finitions sont correctes mais pas premium, les freins sont mécaniques et pas hydrauliques, et il manque quelques accessoires de base comme les garde-boue ou un porte-bagages robuste selon les versions. Si on compare à certains concurrents plus légers et plus classes visuellement, on comprend où se fait la différence : ici, on paye surtout pour la batterie et le côté tout-terrain, pas pour la sophistication.
Dans mon cas, comparé à mon ancien VAE plus léger mais avec une petite batterie de 400 Wh, la différence est nette : je recharge beaucoup moins souvent et je suis plus à l’aise sur les routes abîmées. En revanche, je galère plus à le manipuler dans les escaliers et il prend plus de place dans le local à vélos. Donc le « bon rapport qualité-prix » dépend clairement de votre usage. Si vous vivez en appartement sans ascenseur, je serais plus réservé. Si vous avez un garage et des trajets quotidiens de 10-20 km, là ça commence à être très cohérent.
En résumé, je dirais que le Mukkpet Racer offre un bon rapport qualité-prix pour quelqu’un qui cherche un VAE costaud, confortable, avec une grosse autonomie, et qui accepte un vélo lourd avec une finition un peu moins soignée que les grandes marques. Si vous voulez un vélo léger, ultra bien fini, avec composants haut de gamme, il y a mieux, mais ce ne sera pas le même budget.
Design massif et pratique, pas vraiment discret
Visuellement, le Mukkpet Racer en impose. C’est un vélo qui se voit, surtout à cause des gros pneus 20x4.0 et du cadre assez large. Perso, j’aime bien le côté « petit scooter sans moteur thermique », mais faut assumer : ce n’est pas un VAE discret qu’on gare devant un café sans qu’on le remarque. Le cadre noir mat reste sobre, sans déco criarde, ce qui rattrape un peu le gabarit général. On sent que le design a été pensé d’abord pour la fonction : stabilité, confort, capacité à encaisser les chocs.
Les commandes au guidon sont assez classiques : à droite, la commande de vitesses Shimano 7 rapports, à gauche l’écran de contrôle de l’assistance avec quelques boutons pour changer de mode. L’écran est lisible, même en plein soleil, mais pas ultra moderne non plus. On a les infos de base : vitesse, niveau de batterie, niveau d’assistance. Ça suffit, mais ne vous attendez pas à des fonctions connectées, GPS ou autre. C’est simple et un peu brut, ce qui ne m’a pas dérangé.
Un truc que j’ai apprécié, c’est la position de conduite. Le guidon est assez haut, la potence relevée, donc on roule plutôt droit que couché comme sur un VTT. Pour la ville, c’est agréable, on voit bien autour de soi et ça tire moins sur le dos. Par contre, pour les petits gabarits, il faut bien jouer avec la hauteur de selle, car le cadre reste assez grand et le vélo n’est proposé qu’en taille L. Moi je fais 1m78 et ça passe nickel, mais en dessous de 1m65 ça risque d’être moins naturel.
Au niveau intégration, la batterie est placée dans le cadre, ce qui donne un look un peu plus propre que les batteries porte-bagages. Mais ce n’est pas non plus ultra intégré comme certains modèles plus chers : on voit bien le bloc batterie. En ville, ça attire un peu l’œil, donc il faut être sérieux sur l’antivol. On n’a pas de garde-boue ni de porte-bagages de série dans ce que j’ai reçu, ce qui est un peu dommage pour un vélo orienté usage quotidien. Bref, le design est fonctionnel et plutôt cohérent avec l’usage, mais ce n’est pas le vélo le plus compact ni le plus discret du marché.
Autonomie et batterie : le vrai point fort du vélo
La batterie 48V 18Ah, c’est clairement le truc qui m’a fait choisir ce modèle, et là-dessus, je ne suis pas déçu. Sur mes trajets du quotidien (environ 10 km aller-retour, terrain plutôt plat avec quelques faux plats), en utilisant l’assistance à un niveau moyen, je consommais environ 15 à 20 % de batterie par jour. En gros, je pouvais faire 4 à 5 jours sans recharger, soit 40 à 50 km, avec encore une marge. Sur ma plus longue sortie, 45 km avec quelques montées, je suis rentré avec un peu plus de 40 % restants. Donc les 120 km annoncés sont possibles, mais plutôt en mode éco, terrain plat et en pédalant bien.
En usage réel mixte (ville + quelques côtes + assistance moyenne à soutenue), je dirais qu’on est plus entre 70 et 90 km d’autonomie réaliste, ce qui est déjà très confortable. Ça évite de penser à la recharge tous les jours, et psychologiquement c’est agréable de ne pas avoir l’impression de rouler sur la réserve en permanence. Pour quelqu’un qui fait 15 à 20 km par jour, on peut clairement recharger tous les 3 ou 4 jours sans stress.
La batterie est amovible, avec clé, ce qui est pratique pour ceux qui doivent la monter chez eux pour la recharger. Par contre, le bloc est assez lourd, donc on ne va pas la trimballer dans un sac toute la journée. Le temps de charge est dans la moyenne : comptez une bonne nuit pour passer de presque vide à plein (environ 6 à 8 heures selon mon ressenti, je n’ai pas chronométré précisément). Le chargeur fait un peu de bruit (ventilation légère), donc autant le laisser dans une pièce où ça ne dérange pas.
Le système BMS est censé protéger la batterie contre la surcharge et la surchauffe. Difficile de juger ça en deux semaines, mais je n’ai pas noté de chauffe excessive, ni de comportement bizarre de la jauge. À voir sur le long terme, mais pour l’instant ça inspire plutôt confiance. Pour résumer, si vous cherchez un VAE avec une autonomie confortable pour ne pas vivre branché au chargeur, là-dessus le Mukkpet Racer est bien placé. C’est vraiment son argument le plus solide à mes yeux.
Confort : très correct sur routes pourries, moins à l’arrêt
Sur le confort, c’est clairement là que le Mukkpet Racer se défend bien. Entre les pneus larges 20x4.0 gonflés pas trop fort et la double suspension (avant + arrière), on sent tout de suite la différence par rapport à un VAE rigide classique. Sur les pavés et les petites rues défoncées, ça filtre bien les vibrations. Je passe des ralentisseurs, des trous dans la route et même des bords de trottoirs raisonnables sans avoir l’impression de me démonter le dos. Pour un usage quotidien en ville avec bitume moyen, c’est franchement pas mal.
La position de conduite est assez droite, ce qui aide pour le confort sur les trajets un peu longs. La selle fournie est large, type selle de VTC, un peu molle. Perso, j’ai trouvé ça correct sans plus : au bout de 45 km, on sent quand même qu’on est resté assis longtemps. Rien de dramatique, mais si vous êtes sensibles à ce niveau-là, un changement de selle pourra faire la différence. Les poignées sont basiques, pas particulièrement ergonomiques, mais je n’ai pas eu de douleurs aux mains, même après 1h de roulage continu.
Là où le confort se dégrade, c’est quand il faut manipuler le vélo à pied. Le poids se fait vraiment sentir pour le sortir d’un local, le tourner dans un couloir ou le monter sur un petit trottoir sans assistance. Si vous devez le rentrer tous les jours dans un appartement ou monter quelques marches, c’est clairement un point faible. On est bien sur un vélo qui aime être roulé, pas porté. Ce n’est pas un problème quand on a un garage ou une cour, mais c’est à prendre en compte.
Sur les chemins en gravier et en forêt, j’ai été agréablement surpris. Les pneus accrochent bien, et la suspension arrière évite les gros chocs dans le bas du dos. On ne parle pas de VTT de descente, mais pour des balades sur pistes forestières ou chemins agricoles, ça passe très bien. En résumé, en roulant, le confort est vraiment un bon point du Mukkpet Racer. C’est à l’arrêt et en manipulation que le poids vient un peu gâcher le tableau.
Solidité perçue et finitions : costaud mais pas parfait
Sur la durabilité, je ne peux parler que de mon ressenti après deux semaines, donc ce n’est pas un test de long terme. Par contre, on peut déjà juger la construction et les finitions. Le cadre donne une impression de solidité, on sent que ça a été pensé pour supporter jusqu’à 150 kg. Aucune flexion bizarre, même en passant sur des nids-de-poule ou en descendant des trottoirs un peu secs. Les soudures ne sont pas les plus fines du monde, mais elles ont l’air sérieuses. On est plus sur du « brut de décoffrage » que sur du travail hyper propre, mais ça ne m’inquiète pas.
Là où on voit que c’est un vélo chinois milieu de gamme, c’est sur certains détails : les garde-chaînes, les câbles un peu visibles, la peinture qui semble correcte mais pas ultra résistante aux rayures. J’ai déjà une petite marque sur le cadre après un frottement un peu violent contre un poteau. Rien de dramatique, mais on sent que la peinture n’est pas au niveau d’un VAE premium. Les pédales sont basiques, en plastique renforcé, ça tient, mais je ne serais pas surpris de devoir les changer un jour.
Les freins à disque mécaniques ont tenu le choc pendant ces 200 km, mais j’ai dû resserrer légèrement le câble avant au bout de quelques jours, ce qui est assez classique. Les roues et les jantes n’ont pas bougé malgré plusieurs passages sur des chemins en gravier et quelques trottoirs pris un peu vite. Les pneus, eux, inspirent confiance : ils sont bien épais, et je n’ai eu aucune crevaison pour l’instant, malgré des débris au sol par endroits.
La garantie d’un an est correcte, sans être folle. Pour un produit de ce prix, j’aurais aimé un peu plus, mais au moins il y a quelque chose. Globalement, mon sentiment est que le Mukkpet Racer est plutôt costaud et apte à encaisser un usage quotidien, mais avec des finitions perfectibles et quelques composants (pédales, poignées, peut-être freins) qu’on sera amené à faire évoluer si on est exigeant. Ça reste dans la logique du tarif et du segment.
Performance et comportement sur route et chemins
Côté performance, il faut se rappeler qu’on est sur un moteur 250W bridé à 25 km/h, donc ça ne va pas arracher le bitume. Par contre, l’assistance est assez progressive et agréable. En mode d’assistance moyen, on monte tranquillement à 25 km/h sans avoir besoin de forcer comme un dingue, même avec le poids du vélo. Sur le plat, avec un peu de pédalage, ça tient bien la vitesse et on ne sent pas de gros trous dans l’assistance. C’est plus un vélo pour rouler à rythme constant que pour faire des sprints.
En montée, c’est là qu’on voit les limites du 250W + poids élevé. Sur des côtes modérées, ça passe sans problème en jouant sur les vitesses Shimano 7 rapports. Par contre, sur des pentes plus raides, on sent que le moteur fatigue un peu et qu’il faut vraiment pédaler pour l’aider. Ce n’est pas un scooter électrique, ça reste un vélo : si vous habitez dans un coin très pentu, il faudra l’avoir en tête. Pour un relief urbain classique avec quelques montées, ça reste gérable, mais ce n’est pas « tout en douceur » non plus.
La boîte Shimano 7 vitesses fait le job. Les passages sont corrects, rien de fou, mais ça marche. J’ai dû faire un petit réglage de tension de câble après quelques jours parce que certaines vitesses passaient moins bien, mais c’est assez classique sur un vélo neuf. Une fois réglé, ça roule. Les freins à disque mécaniques sont corrects aussi : la puissance de freinage est suffisante, même sous la pluie, mais il faut serrer un peu plus les leviers qu’avec des freins hydrauliques. Pour un usage urbain, ça va, mais les amateurs de freinage ultra précis resteront sur leur faim.
Sur chemin, j’ai trouvé le comportement sain. Les gros pneus donnent une bonne stabilité, on ne se sent pas balloté à chaque caillou. Par contre, il faut accepter que le vélo n’est pas très vif : pour changer de trajectoire rapidement ou slalomer, on sent l’inertie. Ce n’est pas gênant pour une balade, mais ce n’est pas le vélo le plus joueur. Globalement, niveau performance, je dirais : rien d’extraordinaire mais efficace pour ce qu’on lui demande, surtout si on ne cherche pas la vitesse pure.
Ce que propose vraiment le Mukkpet Racer sur le papier
Niveau fiche technique, le Mukkpet Racer coche pas mal de cases pour le prix. On a un moteur de 250W, donc dans les clous pour l’UE, avec une vitesse bridée à 25 km/h. La batterie est une 48V 18Ah, soit 864 Wh, ce qui est déjà une capacité assez généreuse par rapport à beaucoup de VAE grand public qui tournent plutôt autour de 500 à 630 Wh. Le vélo est annoncé pour une autonomie jusqu’à 120 km, avec assistance au pédalage, et une charge max de 150 kg. Transmission Shimano 7 vitesses, freins à disque mécaniques, double suspension (avant + arrière) et pneus fat 20x4.0.
Quand on déballe, on retrouve cette promesse : c’est clairement un fatbike urbain/tout-terrain, taille roue 20 pouces, cadre assez massif, couleur noire assez sobre. Le vélo arrive monté à environ 95 % : il faut fixer le guidon, la roue avant, les pédales et régler les freins/selle. Pour situer, j’ai mis environ 1h tranquille en suivant le manuel et deux vidéos YouTube, sans outils sophistiqués. Donc oui, ce n’est pas un casse-tête, mais il faut quand même vérifier les serrages, surtout au niveau des freins.
Le fabricant promet une utilisation sur routes pavées, chemins de gravier, terrain urbain un peu abîmé. On n’est pas sur un VTT de descente, mais plutôt sur un vélo polyvalent qui accepte les routes pourries et les chemins forestiers sans broncher. Le poids n’est pas clairement mis en avant sur la fiche, mais on sent bien qu’on est largement au-dessus des 25 kg, ce qui se confirme quand il faut le soulever. Ce n’est pas fait pour le porter dans les escaliers tous les jours.
En résumé, sur le papier, le Mukkpet Racer vise le gars ou la nana qui veut un vélo costaud, capable de supporter un gabarit un peu lourd ou un sac chargé, qui roule souvent et qui veut éviter de recharger tous les jours. Pas le cycliste sportif, pas la personne qui vit au 4e sans ascenseur. Les specs sont cohérentes avec cette cible, mais il ne faut pas s’attendre à la finesse ou à la légèreté d’un modèle plus haut de gamme.
Points Forts
- Très bonne autonomie réelle grâce à la batterie 48V 18Ah (70-90 km sans forcer)
- Confort correct sur routes abîmées et chemins grâce aux pneus 20x4.0 et à la double suspension
- Capacité de charge élevée (jusqu’à 150 kg) et sensation de cadre solide
Points Faibles
- Vélo lourd et encombrant, pas pratique à porter dans les escaliers ou les petits espaces
- Finitions et composants (freins mécaniques, selle, pédales) corrects mais pas au niveau des marques premium
Conclusion
Note de la rédaction
Après une quinzaine de jours avec le Mukkpet Racer, mon avis est assez clair : c’est un bon gros VAE utilitaire, pensé pour ceux qui veulent surtout de l’autonomie et du confort sur des routes pas toujours propres. La grosse batterie 48V 18Ah, les pneus 20x4.0 et la double suspension font vraiment la différence au quotidien. On roule sereinement sur les pavés, les chemins de gravier et les petites routes défoncées, sans avoir l’impression de maltraiter le vélo ou son dos. Et le fait de ne pas devoir recharger tous les jours, c’est franchement appréciable.
En face, il faut accepter plusieurs compromis : un poids bien présent, des finitions correctes mais pas au niveau des grandes marques, des freins mécaniques qui font le job sans être bluffants, et un look assez massif qui ne plaira pas à tout le monde. Ce n’est pas le vélo idéal si vous devez le monter à l’étage ou le manipuler souvent dans des espaces étroits. On sent aussi que certains composants sont plus « budget » et pourront être changés avec le temps (selle, pédales, éventuellement freins).
Pour moi, ce vélo s’adresse surtout à : quelqu’un qui a un garage ou un local facile d’accès, qui fait entre 10 et 30 km par jour, sur un mix ville / périurbain / chemins légers, et qui veut un vélo solide avec une bonne autonomie sans exploser le budget. Ceux qui devraient passer leur chemin : les gens en appartement sans ascenseur, ceux qui cherchent un VAE très léger et ceux qui sont très pointilleux sur la finition et les composants haut de gamme. Si vous rentrez dans la première catégorie, le Mukkpet Racer fait le job et offre un rapport prestations/prix assez intéressant.